Alkemics lève 20 millions d’euros pour encore mieux faire parler la data dans la grande distribution

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La start-up Alkemics vient de boucler sa deuxième levée de fonds, d’un montant de 20 millions d’euros. La plate-forme reliant marques et distributeurs autour des données produits veut continuer à grandir… Y compris hors de France.

C’est l’une des success stories françaises du digital retail. La start-up parisienne Alkemics, conceptrice d’un logiciel en SAAS dédié aux relations entre fabricants et distributeurs, croît à grande vitesse. Dix-huit mois après sa première levée de fonds, d’un montant de 5 millions d’euros, elle boucle son “tour B”, quatre fois plus important (20 millions d’euros), auprès de Serena Capital et Cathay Capital.

LA BIBLE DES DONNÉES PRODUITS

Lancée en 2014, la solution a déjà séduit 500 industriels (soit environ 2500 marques, d’Unilever à Danone) et des enseignes de grande distribution comme Auchan, Casino et plus récemment l’américain Walmart. Alkemics permet aux fabricants et aux distributeurs d’échanger toutes les informations nécessaires à la commercialisation d’un produit. “Chaque référence s’accompagne de centaines de données sur ses caractéristiques (taille, poids, mode de livraison, origine) et les aspects réglementaires, tarifaires, logistiques, marketing qui lui sont propres”, détaille Antoine Durieux, CEO de l’entreprise.

Alkemics récolte cette masse de données de façon normalisée. Avant ce système, c’était un peu la jungle : “Imaginez, une dizaine de distributeurs qui doivent communiquer avec des dizaines de milliers d’industriels, aussi bien des multinationales que des PME et TPE, rappelle Antoine Durieux. Toutes les procédures d’échanges se faisaient jusque-là de façon extrêmement manuelle : on s’appelait au téléphone, on envoyait des fax, des mails avec des pièces jointes, on tenait un carnet papier avec les contacts chez les différents distributeurs… Ce système a atteint ses limites à l’heure de l’accélération du commerce.” Le mot est faible : 400 000 nouveaux produits sont commercialisés chaque année.

PROPULSER LES INDUSTRIELS FRANÇAIS AUX ÉTATS-UNIS
La start-up parisienne numérise ce processus lourd, promet de résoudre le problème de qualité de la donnée et permet, au-delà de l’échange d’informations, de générer une vraie collaboration. “On permet par exemple à des industriels français de s’exporter aux Etats-Unis en étant référencés chez Walmart”, précise le co-fondateur de la start-up, citant comme exemple le travail avec la fromagerie Bel pour son lancement outre-Atlantique.

Alkemics a de plus en plus le regard tourné vers l’étranger – l’Europe bien sûr (en commençant par l’Espagne) – mais aussi l’Amérique du nord. L’équipe devrait grandir pour accompagner ce développement, passant de 55 salariés aujourd’hui (dont une trentaine en R&D) à 75 ou 80 personnes fin 2016. L’idée est de s’exporter mais aussi de continuer à faire évoluer la solution, en ajoutant des briques technologiques apportées par des éditeurs-tiers. “Nous voulons développer un écosystème d’apps partenaires apportant des propositions de valeurs complémentaires à ce que l’on fait”, explique Antoine Durieux. Et puisque selon lui “la France est le pays leader absolu dans l’innovation retail”, Alkemics pourrait bien trouver dans d’autres pépites tricolores des alliées de choix.

Source : http://www.usine-digitale.fr/article/alkemics-leve-20-millions-d-euros-pour-encore-mieux-faire-parler-la-data-dans-la-grande-distribution.N433352

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