Scopelec lève 25 millions d’euros (Conseillé par Hottinguer Corporate et Havila Partners)

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La société déploie et entretient les réseaux fixes et mobiles des opérateurs. Portée par le plan Très Haut Débit, elle a recruté 500 collaborateurs en 2017 et compte faire de même en 2018.

C’est une Scop (société coopérative et participative) qui a les moyens de ses ambitions. Un peu plus d’un an après avoir augmenté ses fonds propres de 10,5 millions d’euros

grâce à une émission de titres participatifs, Scopelec muscle encore ses capacités financières. Le spécialiste du déploiement et de l’entretien des réseaux télécoms fixes et mobiles a récemment conclu un emprunt obligataire de 25 millions d’euros sur sept ans. Et ce n’est pas fini. « Cette année, nous allons remobiliser une deuxième tranche d’une quinzaine de millions d’euros, et réaliser quelques actions sur le haut de bilan, à hauteur de 5 millions au plus », explique Pierre-Yves Fargeas, le directeur financier du groupe.

Accélération des déploiements

Cette nouvelle puissance de feu doit permettre au groupe occitan de gérer au mieux la croissance attendue de son activité. Alors que le gouvernement, dans le cadre du plan Très Haut Débit, a conclu avec les opérateurs téléphoniques des accords pour accélérer le déploiement des réseaux fixes et mobiles, les sous-traitants qui tirent les câbles n’ont pas le temps de chômer. Pas plus Scopelec que ses deux concurrents d’envergure nationale, le parisien Sogetrel et le varois Circet

« Aujourd’hui, nous sommes 3.500 collaborateurs. Nous avons créé 500 postes l’an dernier et nous en recruterons au moins autant en 2018 », explique Thomas Foppiani, le président de Scopelec. Pour répondre à la pénurie de candidats formés, notamment à la maintenance des réseaux, l’entreprise investit dans sa propre « université des compétences », qui a accueilli 750 de ses salariés l’an dernier.

En plus de cette forte dynamique des déploiements, Scopelec bénéficie d’une concentration du marché. Celle-ci résulte entre autres des choix d’Orange - premier donneur d’ordre du secteur -, passé en 2015 d’une centaine de fournisseurs à quinze sur le déploiement et la maintenance de ses réseaux. Scopelec est aujourd’hui le premier d’entre eux. Au point que l’ex-opérateur historique représente les deux tiers des 406 millions d’euros de chiffre d’affaires enregistrés en 2017.

Par ailleurs, le groupe coopératif, toujours détenu à 68 % par ses salariés, ne se prive pas de mettre la main sur certains de ses petits concurrents, tels l’aveyronnais Socatel et le nordiste Calitel l’an dernier. Une stratégie qu’il compte bien poursuivre grâce à sa nouvelle cagnotte. Conscient que les déploiements de réseaux devraient décroître après un pic en 2020-2021, le groupe a un dernier défi : faire décoller son moteur auxiliaire, les services aux entreprises (infrastructures télécoms privées, communications unifiées, cybersécurité, IoT…).

Avec 3.600 clients, essentiellement des TPE-PME, cette nouvelle brique ne représente que 5 % des revenus aujourd’hui. Mais l’objectif est de générer avec cette activité 40 à 50 millions d’euros en 2020.

Source : www.lexechos.fr (24 Janvier 2017)

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